Partant du principe qu'un docteur en préhistoire nous avait contactés pour participer au festival...
Sachant que nous allions bénéficier de ce puit de connaissance qui ne manquerait pas de relever significativement
le niveau intellectuel de la manifestation... Nous ne pouvions pas demeurer inactifs et nous nous sentions donc
obligés à notre tour d'apporter une découverte historique au festival.

Restait à trouver quoi !

voici donc ce bref exposé modestement intitulé :
"De l'arc de Lascaux au Flying V"

 

Grand A : selon Benoît de Bretagne et Pierre Verraes :

Le docteur Clodoret-Tissot nous ayant révélé que les flûtes du néolithiques étaient accordées en gamme pentatonique de sol, notre paysage musical s'en trouvait donc d'un coup sérieusement bouleversé !

On jouait ainsi dans les tonalités du blues à cette époque ! Cette fantastique révélation entraîna forcément de nombreuses conversations et interrogations ainsi que pas mal de bruit dans Landerneau, à Bernieulles, à Frelinghien, à Terdeghem, et un peu partout d'ailleurs aussi.

Lors d'une longue et très sérieuse conversation avec Benoît de Bretagne, nous évoquions cette révélation fabuleuse sur la vie de nos ancêtres et, songeant au dessins retrouvés dans la fameuse grotte de Lascaux une idée nous sauta aux yeux comme une chanterelle trop tendue...

Un rapide coup d'oeil à l'une des peintures murales ne manqua pas de nous interpeller profondément au niveau du vécu et par ailleurs également. Voyez vous même !

 

Comme vous pouvez le voir sur cette scène que l'on suppose de chasse... On constate que de petits archers malingres tirent sur ces pauvres animaux. A l'époque, il fallait bien se nourrir évidement et nous pardonnerons volontiers ce comportement que nous réprouverions si il se manifestait sans de bonnes raisons. Cependant; portez votre attention sur le personnage représenté en haut à droite.

Le personnage porte un objet constitué visiblement d'un corps relativement épais et rigide; selon tout vraisemblance fait de bois. par analogie aux autres personnages, nous pouvons déduire qu'une corde (probablement constituée de boyaux tressés ou de fibres tissées) est tendue entre les deux extrémités de la pièce de bois sus-décrite...
 
Lui, ne tire pas et ne possède même pas de flèche. De plus, aucun animal face à lui ne présente de trace de flèche plantée dans son anatomie.

D'autre part, notez la manière dont il tient ce que l'on pourrait, au prime abord, considérer comme un arc. Notez également que le personnage est représenté nettement plus grand que ces congénères ce qui dans la majorité des représentations picturales dites "primitives" signifie que ce personnage à un rôle de plus grande importance que les autres.

Revenons à la position du personnage et analysons de plus prêt... La main gauche saisit le corps de l'objet par son extrémité. La main droite ne fait que le maintenir en position horizontale.

          

 

Cette position indique une préhension à tendance stabilisatrice forte exercée par la main droite du personnage dirigée vers le bas elle même renforcée par la position de l'abdomen en pression sur le corps de l'objet tenu, tandis que la main gauche semble exercer une activité nécessitant moins de force vers un point bien précis comme nous le démontre l'agrandissement suivant...

Mettons en parallèle cette position avec cela :

      

N'est ce pas flagrant !??

Tout devient alors limpide : la chasse étant une activité essentielle de la vie (et de la survie) à cette époque, elle prenait logiquement une dimension sacrée. Depuis l'origine des temps, la musique a accompagné les cérémonies religieuses ou républicaines; laïques voire encore les résultats du loto : ceci est un fait établi (et incontestable).

Nous pouvons donc émettre cette première hypothèse : le personnage représenté en haut à droite de la fresque n'est autre que le "barde" qui soucieux de bien remplir son office accordait son instrument qui, à l'époque n'avait qu'une seule corde!  CQFD !

Une seconde approche tend à la réflexion suivante: la musique, et en particulier le blues, était connue de nos lointains ancêtres...
Ces derniers menant une vie assez rude avaient nécessairement besoin de stimulants pour se donner du coeur à l'ouvrage; y compris pour faire les courses et ramener à manger à la maison... Comme on le sait très bien de nos jours, le blues a toujours été un remède puissant contre toute forme de souffrance ou de contrariété.  On sait aussi que le blues est à l'origine du rock et par conséquent du hard rock (voire "Heavy metal"; ce qui nous amène tout naturellement à l'âge du fer). Suivant cette seconde hypothèse, il se peut très bien que le "barde" ne fut là que pour stimuler les instincts guerriers des chasseurs et ainsi améliorer leur productivité. CQFD aussi !

Voilà qui nous éclaire grandement sur les fameux dessins de Lascaux !

Maintenant, revenons à la conversation avec Benoît de Bretagne... Nous évoquions donc la possibilité que les fresques retrouvées à Lascaux ne soient donc que l'humble reflet pictural du quotidien de nos ancêtres. Tout comme nos ouvrages d'art situés le long des autoroutes reflètent nos préoccupations actuelles à grands coups de :

  

Nous en déduisions logiquement que Lascaux était vraisemblablement un haut lieu du blues/rock préhistorique et que donc, des jeunes y avaient exercé leur art pictural comme nous nous plaisons à en perpétuer la tradition. Une fois de plus : logique !

Cependant, Benoît, allant plus loin dans la réflexion m'opposa le fait suivant : "Si tu tag sur les murs d'une boite, tu te fais virer dans la seconde !". Pertinent argument qui remettait un peu à plat notre première conclusion...

Un peu déçu, je m'abîmais dans un océan de réflexion lorsque Benoît, en artisan opiniâtre, ajoutait: "Mais dans les boites, où trouves tu les graph's !??"  Je m'interloquais un instant puis la lumière vint certes blafarde, puisque émanante de néons fatigués:
Les Ch... euh... Les toilettes !!!

Nous avions touché du doigt la solution : la fameuse grotte de Lascaux n'était en fait que les toilettes d'une boite préhistorique !!!

CQFD again !!!

NB: pendant ce temps là, on ne sait pas ce que fait le CNRS... Mais nous on bosse !


Grand B : selon Bernard Delrue, Artisan et homme de bon sens !

Fort de ces premières conclusions, j'en faisais part à mon ami Bernard (au demeurant aussi ami du festival)
tout en faisant mes achats pour le repas dominical...

Il m'indiquait alors une autre piste mentionnant qu'à ces époques "le mamouth" ne faisait pas de promo
sur les bas morceaux et que nos ancêtres devaient certainement se montrer très économes voire récupérateurs
de toutes matières pouvant leur être utile. Le recyclage étant de mise... après la viande consommée: que leur restait il !??

Il n'y avait pas un os dans son raisonnement tranché ainsi sur le vif et notre quête en était donc relancée !

 

Grand C : selon Richard Baudry : si nos ancêtres jouaient du blues voire du rock; ils avaient forcément les outils pour !

La réflexion de notre ami Bernard nous mena naturellement à nous pencher sur des matériaux de construction
à base d'ossements... Les mamouths et autres se faisant rares, une vache a fait l'affaire !

 

Un tibia et un(e) omoplate constituent notre base de départ...


 


au départ, une longue observation des composants est nécessaire...

 

Quelques tests sur la résonance et la texture des matériaux sont également indispensables !

 



de même, des tests ergonomiques sont réalisés afin de mieux définir le cahier des charges de l'instrument...

Nous ne disposons pas, dans l'atelier de Richard des outils d'époque...
Qu'à cela ne tienne, nous improviserons !

 

la lame de scie étant apprivoisée...



Commence alors le méticuleux travail de découpe...
Toute la concentration du chasseur préhistorique se lit dans ce regard !


Dignes des meilleurs bureaux d'études,
nous ajustons le projet au millimètre !

(on peut jauger sur ce cliché le degré extrême de concentration et la précision des mesures nécessaires à cette reconstitution historique)

 

 

Richard perce avec enthousiasme les derniers secrets de l'instrument...

 

 

Cela ne vous rappelle rien !??

 

 

La chose est pratiquement achevée... comme un parfum de... découverte !

Voici donc la révélation tant attendue qui sonne à nos oreilles et à nos yeux ébahis
comme le marteau du bon sens frappant sur l'enclume de la raison :


Mr Gibson n'a donc fait que copier un instrument très en vogue dans les boites de Lascaux...
(ce qui explique au passage que seul Jimmy Hendrix ait été capable de mettre cet instrument à la mode
car il était un grand chasseur de notes  !)

CQFD encore !

En conclusion de cette page: il est certain qu'en se bougeant un peu on peut faire avancer la science et la connaissance...
Et que finalement, tout se tient (il suffit de savoir par où) !

Pierre Verraes

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